Poudre de perlimpinpin (pour rattraper le temps perdu)

May the fourth be with you, je l’ai faite il y quelques jours.  Et ma deuxième  semaine en tant que fille au pair vient de commencer. Depuis mi-janvier,  il y a eut quelques semaines, et quelques lieux différents. Voici un rapide résumé!

 

FEVRIER

Christchurch. Visite d’une ville qui se reconstruit encore du tremblement de terre de 2011. L’image parfaite que j’avais des auberges de jeunesse est partie en miettes, personne ne se parlait et j’avais juste une envie tous les matins, en partir au plus tôt.  Au moins j’ai pû plus me promener! Bénévole pour le lancement d’un événement sportif, spectacle de rue, parc pour enfant géant, journée à Akaroa la « ville française » (en gros y’avait des panneaux en français, par exemple la station essence s’appelle L’essence).

J’ai finalement trouvé une chose que je cherchais depuis le début : des pellicules pour ma caméra, après plus de 3 villes et 5 magasins différents #joie suprême. Mais  à 17$ la pellicule contre 16 € pour le paquet de trois en France, pas vraiment rentable, malgré le taux de change #déception. Et un livre pour enfant a confirmer ma théorie sur les sandflies (treizième fléau d’Égypte, pire que les moustiques, c’est dire), qui disait qu’ils devait sûrement être là depuis des centaines voir des milliers d’années 😸

 

20170512_215119-COLLAGE.jpgCentral otago. Déambulation dans le centre de la Nouvelle-Zélande. Visite de musées, photo assez connu de l’arbre dans l’eau à Wanaka, dégustation d’un gâteau bien gras dont je ne me rappeler pas le nom. A la sortie de Christchurch j’ai été prise en stop par un maori qui m’a offert quelques coquillages pour en faire des colliers, et à Géraldine,  j’ai pu exprimer ma créativité : voir dernière photo, une phrase, quelque peu éparpillée y est marquée.

 

20170512_230725-COLLAGE.jpgOamaru. Arrivée là un peu par hasard, parce que les auberges étaient pas trop chères, je suis finalement restée assez longtemps. J’ai testé une auberge  très accueillante, où y avait de la musique jusqu’à pas d’heure. Puis j’ai bougé dans une autre, où je faisais les lits tous les matins #woofing. Joie des friperies et des vêtements pas chers. Ma montre est cassée depuis un moment, j’en cherchais une nouvelle mais jamais trouvée de bien par contre.

Cette ville est étonnante, pas la plus vibrante mais elle possède un grand nombre de bâtiments anciens, ce qui n’est pas souvent le cas des villes ici. Il y a même un musée Steampunk, plusieurs galeries d’art et un festival steampunk en hiver. Et même un orchestre de ukulélé. Sympa, mais moyenne d’âge 60 ans.

 

 

MARS

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20170512_231003-COLLAGEToujours Oamaru. Oui, j’avais prevenue, je suis restée longtemps, alors beaucoup de photos. J’ai travaillé en soirée le week-end dans un bar sportif, que des habitués qui venaient là toutes les semaines, voir tous les soirs. Le soir où les deux autres woofeurs sont allé à Dunedin voir un match de rugby, j’ai été payé pour le voir à la télé dans le bar. Et puis, à Oamaru, y’a des pingouins, plein de pingouins. On est allé à une plage où il y a des pingouins aux yeux jaunes. On en a vu un qui dormait, de loin, pas très glorieux. Mais ils sont parait-il très rares. Et sinon y’en avait près de la ville, je les ai vu plusieurs fois, c’est même ma nouvelle sonnerie de portable!  Au bout de quelques temps, j’ai décidé de profiter du temps encore clément pour partir en randonnée et dormir sous tente.

 

20170512_231337-COLLAGE.jpgFiordland. Avec un sac légèrement  allégé, début du stop pour une grande aventure à pied. Dès le premier soir, bien que j’étais parti assez tard, la chance me sourit puisque la deuxième personne qui me prend en stop m’invite à poser ma tente dans son jardin. je découvre le lendemain que ma tente, acheté 17$ n’est pas celle que je pensais acheter. La mienne n’a pas de double-toit, c’est un simple bout de plastique qui me protège  que très modérément de la pluie,  du vent et du froid. A partir de ce jour-là, je vivrai une relation très complexe avec elle, entre nécessité d’un toit et fait qu’elle ne me tient pas vraiment au chaud. Point positif : quand il pleut, l’infiltration de la pluie me permet d’avoir ma propre salle de bain dans ma tente, confort absolu 😸

Première randonnée,  à plus de 20 minutes de la route principale. Je pensais la faire en entier (10h aller retour, en 2 jours #tranquille), mais après avoir marché plus d’une heure sur un chemin très très très pentu avec mon sac,  ma tente et tout plein de trucs  pas si légers que ça,  je m’arrête à la cascade quelques heures avant de faire demi-tour. Je trouve même une voiture pour me ramener sur la route principale. Le lendemain, je me rends au point  le plus au sud de NZ. Ma grande aventure à pied prend un nouveau départ, quand je rencontre Tomas –> il me parle d’un festival sympa sur la West coast. Quinze minutes plus tard je decide d’y aller. Les montagnes seront toujours là à mon retour. Il me confie même un message à délivrer. #Jesuislemessager. Deux jours et plus de 750km plus tard, je suis arrivée à Punekaki.

 

 

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Punekaki. Avant d’arriver,  j’ai même le temps d’expérimenter le moyen de transport de la famille delajungle 😎 (spoiler : le camping-car) Ah oui et puis bien sûr,  je n’ai pas d’adresse exacte. Juste « va à Punekaki ». J’arrive à l’office du tourisme cinq minutes avant la fermeture, et un gentil monsieur me montre l’endroit sur une carte. Une heure de marche depuis le parking, sachant que j’ai pas de voiture. Mais je finis par croiser des gens qui y vont, pour une marche nocturne dans l’herbe, la boue et deux rivières. Deux semaines dans la nature, une centaine de personnes, pas d’électricité, de wifi ou de nourriture à moins de plus d’une heure de marche. Heureusement on a des provisions. Mais plein de personnes sympathiques, de soirées  au coin du feu, de repas partagés, de chants et de douches dans la rivière. Quand il pleut c’est encore mieux pour se baigner, de toute façon je suis déjà mouillée puis comme ça je suis sûre d’être la seule à oser aller dans l’eau.

J’ai testé pour vous : se plonger petit à petit dans la rivière, pour mieux ressentir le froid s’infiltrer pas à pas. Résultat ?  c’est vraiment vraiment vraiment  vraiment  froid, et le froid, tu le sens bien, des orteils jusqu’à la pointe des cheveux.

On était dans un lieu situé sur  un chemin  de randonnée,  certains sont donc partis quelques jours explorer. Moi non, mais déjà la vue était magnifique.  Hélas, mon téléphone est tombé en rade de batterie le premier soir, la seule photo que  j’ai prise est sur mon appareil argentique. [Édit: j’ai triché, pas de photos je trouvais ça trop triste, et c’était tellement beau. Alors en voici 2, faites coucou à Nils, le proprio des photos :D].

Puis j’avais  toujours pas de montre, donc il fait noir = il est tard. Là-bas j’ai perdu deux vêtements,  mais j’en ai aussi trouvé, donc une robe que  je trouve  magnifique. Et quand tu t’habilles tout le temps pareil, chaque nouveau vêtement est une source de joie intense 😸. Un truc que j’ai adoré, ça a été de marcher pieds nus pendant deux semaines, comme à peu près tout le monde. Mais la pluie a favorisé la boue, ce qui fait qu’on a tous terminés avec au moins une infection au pied. Après je gardais mes chaussures tout le temps, juste au cas où.

Et puis, il a bien fallu s’en aller,  faire disparaître nos traces et chacun partir dans une direction. Pour ma part, j’ai décidé de rester avec quelques personnes dans un camping, à Takaka, tout au Nord.

 

AVRIL

Takaka.  Dans ce camping, je n’y suis resté que quelques jours. Je crois qu’un lit et une douche chaude commençaient à me manquer (sans parler de mon pied, toujours pas super beau à voir). On était quatre puis trois, cuisine au réchaud, wi-fi via la bibliothèque du coin. J’ai découvert les livres de Dr Seuss, un écrivain anglais pour enfant, c’est juste génial.  Soirée poker dans les voitures, ou Jana banana, jeux suisse (variante des petits chevaux, version amusante). Matinée  à la plage,  aprem à la rivière.  J’ai dû m’y reprendre à deux fois pour partir, la première fois j’ai voulu partir tard, et pas une voiture ne s’est arrêté, j’ai du rentrer au camping, tête basse, avant  de repartir le lendemain matin en stop.

Je  voulais juste une douche chaude et un lit,  ce que m’a proposé mon  deuxième chauffeur. Direction Kaiteriteri faire du woofing.

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Le conducteur était donc aussi le propriétaire d’un restaurant et d’un hôtel,  alors j’ai été « embauché » à la plonge. Quatre heures,  quatre jours par semaines pendant deux semaines. J’ai appris au moins deux choses –> 1. la plonge c’est mortel,  les repas sont finies plus vite qu’il n’est  possible  de nettoyer. 2.  Après avoir mangés dans les assiettes de mes soeurs, de mes amis, ou encore de la nourriture cuisiné à même le sol (dans des plats quand même), parfois tombée par terre, j’ai découvert que je pouvais manger dans les assiettes d’inconnus  (ouais parce que quand les assiettes reviennent on peut manger ce qu’on veut. Et j’adorais particulièrement le pain à l’ail  alors je crois que je les ai tous terminé. Si bien que les serveuses me les donnaient directement à la fin). Promenades sur la plage, séances de cuisine (j’ai pû  acheter environ 100 pommes pour 6$, j’ai eu à faire!). Discussion avec les autres woofeuses, dont trois venues de Buenos Aires. J’ai eu la joie de constater  que mon espagnol me permettait de les comprendre et de leur parler parfois en espagnol 😸

 

Nelson. Après ça, j’ai dû repartir à Oamaru récupérer les affaires que j’avais laissé dans l’auberge de jeunesse. Je pensais rester là-bas quelques jours, mais un incident est arrivé : un conducteur avait un jerrican d’essence mal fermé, lequel a coulé sur le fond  de mon sac. Arrivée en ville, toutes mes affaires puaient l’essence. J’ai passé la nuit dehors et au matin,  lavage intégrale de toutes mes affaires. Seul mon duvet y a échappé, mais à quand même été recouvert de lessive. Suite à ça,  j’ai préféré reprendre la route directement, vers 14h. Et je ne sais pas comment, mais j’ai effectué les 650kms et des brouettes qui me séparait de Nelson dans  la journée. Enfin, nuit, puisque je suis arrivée à 2h du matin, en ayant enfin testé le stop dans un camion kiwi. Quand je pense que pour l’aller j’avais eu besoin de trois jours, et que j’ai fais de la clarinette au sein d’un cercle de djembés avec deux saxophones (on était une douzaine mais c’était top), puis que j’ai posé ma tente dans un jardin, c’est assez opposé.

Après je me suis posé quelques jours à Nelson. Kayak, visite du centre de la NZ, nouvelle lessive car mes affaires puaient encore l’essence. Je voulais faire du piano, mais avant 10h il est enfermé dans le musée alors je jouait du ukulélé en attendant, assise sur un banc en face  du musée. J’ai reçu un dollars au bout de 5 min, alors que je  jouais pour moi et super doucement, j’ai dû me contrôler pour ne pas exploser de rire. Puis direction Picton, couchsurfing (dormir chez des gens) avant de prendre un bateaux direction l’île du nord!

 

MAI & co

Fiedling. A Wellington la maman au pair est venue me chercher.  Deux heures de voitures avant d’arriver  à côté de Fielding. J’ai ma chambre et ma salle de bain, autant dire que c’est le grand luxe.

Plusieurs mois dans une petite campagne bien sympa , à changer des couches, à  apprendre à compter en maori, à faire des promenades avec le chien et à prendre des vaches en photos. Quinze minutes en voiture de la « ville », trente d’une un peu plus ville. Je ne sais pas combien d’habitants, mais pas beaucoup, pour sûr, au moins trois fois moins que le nombre de moutons. La parisienne que je suis est ravie. Je continue la cuisine, à apprendre l’anglais et à visiter la NZ.  Donc vous aurez des nouvelles, plus rapidement cette fois. Je suis déjà Gaga,  je prends des photos des bébés tout  le temps. J’ai même commencé  à faire des memes avec leurs têtes.

Auf wiedersehen!

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Arthur’pass

A la fin de cette semaine pleine de jeux, piano et cuisine, direction Arthur’s Pass pour deux semaines de woofing. Rien que le trajet est une aventure. Après avoir attendu 5 min, une voiture s’arrête. Deux allemands. Je découvre peu après qu’ils vont jusqu’à Arthur’s Pass 👌 On passe tout le trajet à discuter, et on s’arrête même pour visiter

Lake Tekapo avec The church of the good shepherd.

On s’est arrêté une deuxième fois, pour aller marcher près de rochers immenses et rassemblés comme s’ils  étaient tombés du ciel, ou lancés par quelque obscure géant. Je crois qu’à ce moment je n’avais plus de batterie, à moins que je n’ai décidé de simplement profiter de la vue, étant donné que cela ne rendait pas bien en photo. Je ne sais plus. A cela s’ajoute le fait que je ne me souviens plus du nom du lieu. En gros, je suis allé quelque part, c’était cool, mais je ne suis pas sur de pouvoir y retourner et vu que je n’ai pas de trace, je fais finir par oublier ce que j’ai vu (très utile héhéhé).

Je suis finalement arrivée vers 5h, sous la pluie, mais déposée juste devant la porte (le trajet parfait !). Et où? Chez un couple néo-zélandais ccomplètement sympa -barjo.

Renée, la cinquantaine, l’air sévère au premier abord, mais très drôle quand on la connait. Elle est fan de l’inspecteur dans La panthère rose et travaille en plus du B&B au  DOC et est pompiere volontaire. Quelques precisions :

B&B =Bread and Breakfast, généralement un petit hotel assez convivial, souvent familial, avec, comme le nom l’indique… (roulements de tambours) le petit-dejeuner. Ici c’était chez eux, y avait que deux chambres, donc assez tranquille.

DOC = Department Of Conservation. Présent presque partout en NZ, ce département s’occupe de protéger la nature et le patrimoine historique (merci wikipedia je savais pas quoi en dire exactement). De ce que j’en ai compris, c’est le DOC qui s’occupe d’entretenir les differents espaces, comme les espaces de randonnée. Il font notamment de la prévention, un accident est si vite arrivée, surtout en montagne.

Pompiere volontaire, enfin assignée parce que Arthur’s Pass est tellement petit que c’est compliqué de trouver des bénévoles. Et si j’ai bien compris elle est bénévole d’un autre groupe, qui organise des événements dans le secteur. Ici ça marche beaucoup sur la motivation des habitants, je vois plein d’activités et d’actions bénévoles c’est assez fou.

Quant à Geoff, la cinquantaine aussi, il travaille pour une association de protection de la nature. Il connait trop de trucs sur la  NZ et particulièrement Arthur’s Pass.

Je ne suis pas arrivée au meilleur moment : une énorme tempête a sonné a la porte quatre jours plus tard, avec un vent allant jusqu’à 150 km/heure et une pluie infernale. Dans ma petite maison, avec ma couverture et mon chocolat chaud je n’ai rien senti, mais la route en a pris un coup, et a nécessité quelques jours de fermeture. Arthur’s Pass, qui est un lieu de passage, était alors inaccessible en direction de la côte ouest, peu de personnes venaient (car ils auraient dû faire demi-tour), c’était assez vide. Les cafés ont fermés.

 

J’ai quand même trouvé des choses à faire. Déjà du woofing. Ils font pratiquement toute la cuisine maison, alors j’ai pû y participer. Retrouver du bon pain, c’était génial (le pain ici, c’est du pain de mie. Et le moins cher est affreux). On a même fait des pizzas, puis des snacks sucrés et salés trop bon, puis de la glace a la clementine..

J’ai pu faire plein de balades, souvent sous la pluie, et une ancienne woofeuse nous a rejoint. Je me souviens encore de cette randonnée qu’on a fait. On a fait des pauses bien sûr, mais j’ai eu l’impression que ce n’était qu’une énorme marche, de 11h à 19h. J’étais avec deux marcheurs expérimentés, alors moi qui ait commencé à être fatiguée après 5 minutes de marche, je ne sais pas comment je suis parvenue au sommet ! Mais ça en valait le coup 😸

Ah oui et aussi, j’allais à la chapelle très régulièrement (pour le piano). Et j’ai assisté à quelques vols de nourriture. En montagne, les keas (sorte de perroquet) attaquent quiconque tient de la nourriture dans sa main. Au point que les cafés et restaurants ont des pancartes informant que la nourriture volée ne sera pas remboursée (et ainsi inviter les clients a faire plus attention à leur nourriture. ) Ils ont une memoire exceptionelle, si vous leur donnez à manger, ils s’en souviennent et reviennent. Geof qui les côtoient depuis longtemps  me les décrit comme des animaux exceptionnellement intelligents, capable de s’organiser à plusieurs : l’un fait divertion en faisant le clown pendant que le deuxième dérobe furtivement de la nourriture. Heureusement, ils ne se sont jamais approchés de mon assiette 😸

Good day !

Lacs, nourriture, jeux et Twizel

Plutôt que de vous écrire des pages et des pages, voici des photos et des photos. (Ça et aussi le fait que j’ai pas beaucoup de temps mais que beaucoup de temps s’est écoulé alors mettons-nous à jour!)

 

La dernière fois j’étais à Twizel, dans une famille, à cuisiner pour douze personnes. Moment émotion : vous pouvez admirez mes delicieux plats. Avec des aliment super frais, notamment le saumon, pêché la veille.

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Twizel. Isolé mais magnifique

Quand j’avais du temps, j’allais explorer les alentours

Sur la dernière image, l’eau était (comme souvent) très froide. J’hesitais fortement à y aller. Des gens se baignaient mais avec une combinaison. Pas rassurant. Puis une petite fille en maillot de bain d’environ huit ans est entrée dans l’eau, super naturellement. Alors j’ai fais pareil, c’était juste un peu plus long.  Et froid. Mais sur la petite île qu’on voit, y avait une balançoire et une vue magnifique.

Puis le soir, on jouait à des jeux de société. *Aurélien, j’ai encore pensé à toi ^^

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 Quand ils ont sû que je connaissais Citadelle, 7 wonders et certains autres, j’ai vu du respect dans leurs yeux 😀 

Ah et y avait un piano. C’était pas le premier que je voyais, alors je me suis dis : »Et si je me mettais au piano? » Et du coup j’en ai fais une heure par jour cette semaine. Maintenant je sais jouer Hijo de la luna!  J’arrive pas à mettre des vidéos ici mais si vous voulez y’en a sur instagram –> kovuna . Peut-être qu’il faut être inscrit pour y aller, je sais pas.

Bonus :le drapeau breton trouvé chez eux et le lait qui venait de la ferme d’à côté.

Stop-montagne

Fin d’une loooongue journée de stop. Depuis Noël, des nouvelles.

Déjà, c’est étonnant comme un endroit peut être différemment perçu selon les personnes avec lesquels on est. Rien à voir. Cette deuxième semaine chez Robyn était bien mieux que la première, bien que je travaillais de 6h30 à 12h30. Cueillette de boysenberries. On pouvait être payé au kilo (1,5 $ le kg au début, vacances obligent, puis 1$ le reste de la semaine) mais pour ma part j’ai été payé de nouveau 15,25 $ de l’heure, sinon j’aurai gagné une misère. A la fin de la semaine je crois que je suis arrivée à atteindre 80kg, donc pas très rentable.

 

L'(e seul) avantage quand on commence si tôt, c’est qu’on est libre une grande partie de la journée. Avec Michelle et Linneas on a profité de la voiture et de la compagnie d’Hughes pour aller à Nelson, Richmond et Motueka.

 

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Rabbit Island beach avec Linneas

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Je crois qu’ils aiment le lait

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*

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Bon, ici aussi il y a des relous (Motueka, Pauline lit)

Acte I : Relou approche en vélo                                                                 -Hello, there. How are you?
-Fine, thanks.
-Do you have a boyfriend(?!)
Je l’ai fait répété trois fois tellement je pensais avoir mal compris la question, mais en fait non. Je tente de lui faire comprendre que je veux juste lire mon livre, copain ou non. Il part.

Acte II
Pauline toute contente fait de la balançoire. Relou revient
-Hey, can we talk?
-No
Relou part. Pauline continue de (s’en) balancer.
Fin du relou.

 

*

Des bons moments, un cours collectif sur comment jouer Mad world au ukulélé, du kayak dans une piscine, une improvisation de Simon avec sa gimbarde ❤ …

Pour le Nouvel an, on a décidé de faire un bon repas tous ensemble. J’ai particulierement adoré le gateau au chocolat suédois et le chili con carne de Simon, qu’il voulait juste manger avec du pain. Heureusement que j’étais là pour faire cuire du riz.

 

 

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Puis on s’est installé autour d’un feu

 

Mes 3 suedoises préférées viennent faire coucou                               « Hello! We met Polly (as we know her) a week ago – and what a week it’s been. We’ve been picking berries, been on roadtrips and celebrated New Years Eve. We sat around the campfire while Polly sang and played and we showed everyone the traditional Swedish dance « Små grodorna » aka The little frogs which is a dance and a song that actually comes from France from the beginning. It’s been a great week and we look forward to seeing Polly again sometime in the future! Cheers! « Michelle, Linnea & Linnea/Mika)
Le lendemain, je dois faire mon sac et partir. J’aurai bien sûr dû le faire avant, mais c’est facile de repousser a plus tard. Enfin, vu que je vais beaucoup voyagé, j’espère à un moment arriver à le faire rapidement. J’ai d’ailleurs perdu plus de trente minutes a chercher ma polaire (trop belle, confortable, et puis j’en ai qu’une et demi), avant de me decider à partir sans, complètement démoralisée -quand on n’a pas beaucoup d’affaires, chacune est importante. Si je perds une paire de chaussettes je crois que je pleurerai –en vrai, non, mais ça pourrait vraiment arriver pour ma casquette ou ma polaire.
J’avais envoyé jeudi 10 messages sur Help X pour trouver un Wwoofing. J’ai eu une reponse positive pour venir dès dimanche, et une reponse « oui, mais un peu plus tard » (j’en reparlerai). Alors me voilà, dimanche 1er janvier, 15h, prête pour 5 heures de stop. J’aurai du partir plus tôt, mais je crois en ma chance.

Et je suis arrivée à Culverden à 22 heures, après avoir rencontré trois mecs bourrés, un couple francais, un couple turc et deux allemandes. Jai passé plus de deux heures avec elles à écouter  des vieilles musiques  françaises (promis, c’est elles qui ont demandé). Ayant un peu d’inquiétude vis-à-vis de mon premier Wwofer, elles me proposent même de rester avec elles si le gars est bizarre. Mais il arrive, très accueillant, alors en route pour chez lui.

1er Wwoofing.  Surtout du nettoyage en fait, mais j’ai ma chambre, un accès illimité à la cuisine, et de multiples promenades potentielles.

J’ai même un écran géant. On a pu regardé Across the universe et The Sound of Music -lui aussi aime bien les comédies musicales ❤

 

Pour être honnête, je suis tellement libre dans mon emploi du temps que je ne suis pas toujours très productive :
« Oh! Et si j’allais me promener? Dabord 1, 2, et 3 (soleils) episodes de Orange is the new black (j’avais Netflix aussi). Mince il fait froid/ y a trop de vent/ j’ai faim/ faudrait que je nettoie un peu.

J’ai quand même réussi à explorer les environs, notament la rivière pas loin.

 

Ainsi que les sandflies du coin -sortes d’affreux moustiques. Ils m’ont permis de comprendre pourquoi les Hommes étaient nomades avant, lorsque j’ai marché deux heures sans pouvoir m’arrêter, ou je courais le risque de me faire piquer à peu près n’importe où.
[Point histoire –> : la Terre était peuplée de sandflies, partout. Et dès qu’on s’arrêtait de marcher, on était attaqué en quelques secondes. C’est seulement quand les sandflies ont disparu – ça je sais pas pourquoi- qu’il a été possible de s’arrêter, et c’est ainsi que nous sommes devenus sédentaires. Fin du point histoire ]

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Bilbokélélé hésite à se baigner. Finalement, ça sera non.

Scott était sympa. Americain divorcé, pas très copain avec sa cuisine. Mais un livret de cuisine traînait, offert par un couple d’amis, Paul et Pauline #truestory
Ils sont d’ailleurs venu manger samedi midi, et connaissant Scott, ont apporté leur propre nourriture! Pauline s’intéresse aux co-houses (de ce que j’ai compris –> communauté, chacun vit dans sa maison+ maison de partage pour se retrouver), elle a voyagé en Europe et écrit un blog. Je l’ai pas encore lu mais c’est sûrement intéressant (learningineurope.wordpress.com)

Et puis, certains m’en avait parlé *Hein, Aurélien? :p * il y a eu un séisme récemment en NZ, l’épicentre étant sur l’île du Sud, à Kaikoura. C’était dans la nuit du 13 novembre, 7,8 de magnitude. Eh bien, depuis il y a régulierement des petits séismes -ils les appellent aftershocks. Ce jour là, y en a eu un de magnitude 4.6, eh bien c’était déjà assez surprenant! Pendant 5 minutes, je m’attendais à ce que la Terre tremble de nouveau. J’ai (un peu) mieux compris ce que peuvent ressentir des gens lors d’un séisme, et je me demande pendant combien de temps après on peut observer ces aftershocks.

Points plus positif : cette semaine m’a permis de mettre en places deux challenges:
-depuis Across the Universe, j’écoute les chansons en boucle. Alors j’ai décidé d’apprendre les 30 par coeur #1jour1chanson
-depuis Scott, j’ai décidé de cuisiner un peu plus. Alors quand je suis tombé sur un Wwoofing  qui proposait de la cuisine, j’ai dis oui… Du coup je dois cuisiner pour 12 personnes pendant une semaine #1jour1repas
Et sinon, je reste dans cette famille jusqu’au 16 environ. C’est à Twizel, près du Lake Tekapo, très joli il paraît. Après, je vais dans la famille « oui mais plus tard ». J’ai lu les commentaires sur leur profil, ils ont l’air géniaux. Et ils ont reçu deux ukulélés à Noël, ils veulent que je leur donne des cours, ça va être drôle!

(Quelques avis sur HelpX. 64, et je les ai tous lu, plus positifs les uns que les autres. J’ai hâte,  et presque peur d’être déçue tellement ils ont l’air parfaits).

 

Mardi 10 janvier, je pars de chez Scott. J’ai eu besoin de 6h de stop pour un trajet de 4h30. En ne prenant même pas les chemins les plus courts. #fautquejapprennealireunecarte.
J’ai même eu droit au mec super sympa qui me voyant au bord de la route à la sortie de la ville me propose de m’emmener sur la route principe. Super sympa jusqu’au :
« -I can go further with you if you wanna have fun… « Bref, quand je lui ai demandé quel genre de fun (j’ai failli répondre « avec plaisir », n’ayant d’abord pas compris le sous-entendu ) et qu’il a parlé de « kiss », j’étais assez déçu. J’ai dis non, il m’a déposé a l’endroit dont il m’avait parlé avant. C’était fini. Mais je pensais vraiment qu’il était super cool, ça m’a refroidit.

Être une fille quand tu fais du stop, c’est savoir que ça va généralement bien marcher. Mais c’est aussi se dire que parfois les gens, souvent des hommes, peuvent avoir une idée derrière la tête. C’est lassant. Puis c’est lassant que ça soit comme ça,  souvent. Pas que en faisant du stop, l’exemple plus haut montre que ça arrive même en lisant un livre. D’ailleurs, ça m’arrive plus souvent quand je marche dans la rue ou que je suis posée dans un parc. Et dire que les gens me disent de faire attention quand je fais du stop. S’ils savaient.

En tout cas, de l’endroit où il m’a déposé, j’ai trouvé une voiture en 2 minutes. Et j’ai rencontré une femme qui s’appelait Marguerite *Matteo, faut que tu m’envoie les paroles, j’ai chanté la seule phase que je connaissais, pendant une heure! *

Sur ces belle paroles, je vais me coucher. J’ai plus de 376 km dans les jambes, et 12 bouches à nourir demain :p

Bon appétit.

Édit : Finalement, on est mercredi soir, j’ai pas eu le temps de finir hier, trop fatiguée. Aujourd’hui, j’ai cuisiné un hachis parmentier pour 12 personnes. 25 pommes de terre à éplucher,  2 kilos de viande à cuire. Demain ils seront 18 (mais un barbecue est prévu, j’ai juste à cuisiner de la salade, ouf).

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Mapua, backpackers et pommes

Et enfin le départ ! Moi qui deteste appeler j’ai dû contacter au dernier moment le service en charge des numéros d’IRD. J’ai tellement fait répété la personne au téléphone qu’elle m’a proposé un.e traducteur.rice. Mais on a finit par se comprendre et j’ai pu avoir ce fameux numéro sans lequel il est impossible de travailler !

Départ plus tard que prévu. 13h, pour plus de 6h de route en stop, c’est pas terrible. En plus il pleut. La journée commence bien
(Note pour plus tard : un mauvais début ne veut pas dire une mauvaise fin )

J’attendais trempée et désespérée sous la pluie, jusqu’à ce que Ben passe en voiture, et me propose de prendre la voiture avec Ellie pour aller jusqu’à Franz Joseph (déjà une heure de route de sûr).
Arrivée là-bas, une voiture s’arrête presque immédiatement, et fais la route jusqu’à Greymonth (3h de plus de gagnées). Vicky et Bruce. La soixantaine, kiwis et retraités. On discute, on parle de musique, d’accent anglais et de changements de vie (ils vont déménager dans un mois au niveau de la pointe sud de l’île du Sud) et ils finissent par m’inviter chez des amis à eux à Greymonth, avant de continuer la route le lendemain pour aller jusqu’à Nelson, car ils habitent juste à côté à Mapua.

Il parait que les Kiwis sont très amicaux, et j’en ai un exemple assez frappant. C’est à cette soirée que j’ai mangé des whitebaits (petits poissons assez chers et connus ici

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C’est à cette soirée que j’ai mangé des whitebait  (petits poissons assez chers et connus ici),,

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Deux labradors adorables 

en écoutant les musiques préférées de chacun. j’étais obligée, je leur ai fais écouter une de mes musiques préférées, Les amants d’un jour, d’Edith Piaf * clin d’oeil a ceux de mes amis qui m’ont fait une reprise de cette chanson version  « Pauline s’en va », même si vous êtes partis avant d’avoir pu la chanter pour la plupart* Et tout ça en buvant des bières près d’un feu de cheminée. Pas forcément nécessaire même s’il faisait un peu froid, mais c’était tellement agréable !

Et la dame chez qui j’étais a même appelé une connaissance pour savoir si elle n’aurait pas un job. Une certaine Robyn propose une chambre et aide à trouver des jobs, à Mapua, juste à côté de chez Bruce et Vicky. Alors, le lendemain, ils font un tour chez eux puis ils m’emmènent chez elle. Hélas pour moi, Robyn n’est pas là alors je dois attendre une partie de l’après midi Eliza, qui la remplace pendant quelques jours ; elle fait le boulot de deux personnes et est donc stressée et pas très disponible. Mais je ne suis pas seule, Vicky et Bruce sont toujours avec moi !

Bilan de ces deux jours de stop : je suis arrivée à destination, j’ai rencontré plein de gens et j’ai même un endroit où dormir et peut être un job.

J’ai le choix entre trois lieux différents : la maison de Robyn, surpeuplée (plus de 30 personnes ) mais à Mapua ; un camping et une maison au milieu de nul part mais avec billard, table de ping-pong et piscine. Je choisis celle là.
Sûrement le meilleur choix, mais niveau ambiance à l’intérieur, c’était pas magnifique. Les autres backpackers étaient là depuis un certain temps, et avaient déjà leurs habitudes.
(3 français, 3 allemands, 1 japonaise, 1 américain, 1 kiwi, 1 hongrois et 1 malaisien).
En plus c’était pas super propre, et y’avait de la nourriture partout mais je savais jamais si ça appartenait à quelqu’un, c’était pas vraiment pratique.
Les trois premiers jours j’ai un peu discuté, mais Jur, le malaisien est arrivé en même temps que moi et arrêtait pas de me coller. Il me regardait avec des petites yeux en disant : « I’m bored « , comme s’il voulait que je joue avec lui, c’était assez malaisant.


Lundi 19 decembre, j’ai eu mon premier jour d’apple thinning. Je me voyais déjà le midi, mangeant avec avidité le repas à la table des propriétaires. Mais quand je suis arrivée et que Brenda, la superviseuse, a été étonné de me voir sans sac, j’ai compris qu’il fallait apporter sa propre nourriture. Et bien sûr, j’avais pas pris mon passeport, alors qu’on en a besoin pour remplir le contrat d’embauche. Si vous voulez qu’on retienne votre prenom, faites ce genre de gaffes, j’ai été pratiquement la seule dont Brenda connaissait le nom.

C’est assez fatiguant, ça muscle les doigts et c’est répétitif. Après un certain temps on peut être payé selon le nombre d’arbres faits, mais il faut aller assez vite pour que ça soit rentable (le salaire minimum ici est de 15,25 dollars néo-zélandais).

 

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Comment cueillir une pomme

J’ai rencontré un voisin kiwi, Steven, de la maison juste derrière, lorsque je cherchais un vélo. Il m’a non seulement aidé à en trouver un, mais il l’a réparé pendant plus d’une demi-heure. Ça n’a pas suffit, le vélo était tellement pourri que je devais faire toutes les montées à pied, sur un chemin qui ne fait que monter et descendre (1h30 pour faire 13 km). J’ai réussi à me perdre au retour, étant donné que je n’avais pas pensé à retenir le nom de la rue avant de partir. Je pensais retrouver mes traces, comme les animaux peut être? Enfin, j’ai fini par rentrer, et là j’ai découvert que Steven m’avait trouvé un autre vélo ! Vraiment gentil. Et quelques jours plus tard, il m’a montré tous les bébés nés le même jour :

Plein de poussins, un bébé lama, 13 bébés chiots

 

 

Comme il n’avait pas parlé aux autres gens, j’ai été la seule de la maison à les voir, c’était assez cool.

*

Noël. La neige (parfois), le froid, les vacances, la bonne nourriture et le dîner de famille.
Comment dire. J’ai rien de tout ça (je suis comme en vacances d’une certaine manière mais je travaille, ça reste différent), donc je me sens pas du tout à Noël. À part le fait que j’ai rêvé de dinde au marrons en mangeant des chips, mais sinon c’était un jour assez ordinaire cette année le 24 décembre.

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Richmond, centre commercial

Enfin, dans un sens, pas tant que ça. Je suis allé faire des courses avec Laurence, mon voisin de lit. J’avais presque que des pâtes, car tout est assez cher ici sauf les pâtes : j’ai trouvé un paquet à 75 centimes pour 500 grammes. Quand t’es fauché ici tu manges des pâtes. Puis tu gagnes beaucoup d’argent et tu achète de la viande, supra chère. Moi maintenant j’ai un peu d’argent, j’achète du riz.
Malgré les prix, j’étais en extase dans ce magasin. Je me suis fais des cadeaux de Noël : des raisins / rosinens et du beurre de cacahuète. Et j’ai offert un cadeau à Laurence, du chocolat #cadeaudeluxe

Sur le bord de la route, on peut acheter de tout :

 

Aujourd’hui, pour le 25 décembre, j’ai profité du soleil et du départ des derniers backpackers. J’en ai profité pour nettoyer, ranger toutes les pièces, avec Robert, le factotum. J’avais pas à le faire, mais je me suis dis que tout mettre propre avant l’arrivée de nouvelles personnes serait pratique, pour qu’ils prennent des bonnes habitudes des le départ comme on dit. Point positif : j’ai récupéré un peu de nourriture, oubliée par d’anciens occupants. Robert m’a remercié en me donnant plus de wifi (coooooool), et il m’a même laissé m’installer seule dans une chambre avec un lit double, alors que les 2 autres chambres sont avec 5 lits et que normalement c’est pour au moins deux personnes. On peut dire que c’était une bonne journée.

Laurence avait encore une des voitures de Robyn, comme il habitait dans le coin on est passé chez ses parents, on a même fait un tour en moto sur son terrain pour retrouver « son » mouton ; il s’en était beaucoup occupé plus jeune, et maintenant il peut le reconnaître parmi une trentaine de moutons qui sont tous aussi blancs et plein de laine les uns que les autres.
Et des nouveaux backpackers sont arrivés. Ils ont l’air vraiment intéressant, la semaine s’annonce bien ! Hughes, un français, 3 suédoises, 5 allemands.
Ah et demain je commence mon second job : boysenberries picking. Jusqu’à la fin de la semaine. Je serai payée au nombre de kilos de fruits ramassés alors mieux vaut être efficace. Après je ne sais pas, je vais chercher un autre job autre part, ou peut être faire du Wwoofing (effectuer diverses tâches chez des particuliers pendant quelques heures par jour en échange du gîte et du couvert). Ce qui est sûr c’est que cette semaine, il faut que je teste enfin la piscine et que je retourne voir les bébés chiens !

Merry Christmas.

Repos paringesque

Deux semaines se sont écoulées depuis mon départ. Je vais essayer de raconter « brièvement » ce qui s’est passé.

(En bonus : ce que j’ai écris dans la voiture, le lendemain de mon arrivée, a propos de mon voyage en avion ).

*

Dans l’avion pendant plus de 20 heures, avec 3 avions différents : Paris-Dubai-Sydney-Christchurch. J’ai pas beaucoup dormi, j’ai essayé de voir plusieurs films * Floriane, j’ai essayé de suivre ton conseil de regarder le plus de films possible et de ne pas dormir, mais c’était pas toujours facile!* (La vie des chiens, Chitty Chitty Bang Bang, Home alone, Le diable s’habille en prada, West Side Story)

Je devais courir entre chaque avion (à peine 2h à chaque fois ) et aller aux toilettes, car je n’aimais pas celle des avions (réalité honteuse : je les ai même pas vu, mais il y a tellement de monde et puis je suis sûre quelles sont aussi affreuses que celles des trains). Rien de remarquable. Ma première voisine d’avion rentrait au Kenya et était très sympa, elle m’expliquait tout. Puis des anglais, on n’a pas trop parlé mais sympa. Le Stewart essayait de retenir le nom de tous les passagers c’était drôle. Dans le 3eme avion, j’ai découvert par hasard le bouton « appel hôtesse de l’air », quand une est venue j’ai  fais comme si je l’avais fais consciemment, et j’en ai profité pour demander un stylo (que je n’ai finalement jamais eu) . Les couvertures étaient tellement confortables, j’avais trop envie d’en piquer une! Je l’ai pas fait mais vu qu’elles sont dans des sachets individuels, je suis sûre que j’aurai pu. Je le saurai pour la prochaine fois. Et puis je me suis goinfré dans l’avion, je passais mon temps à manger, je sais pas pourquoi, l’ennui et l’immobilité je pense.

*

Comme prévu, à l’arrivée, Alice, la mère au pair (jaifaillietrefilleaupairmaisenfaitnon) était à l’aéroport. On est allé m’ouvrir un compte bancaire et faire les papier pour mon numéro d’IRD (nécessaire pour pouvoir travailler ici). Je suis arrivée à 13h30 heure locale, depuis 21h35 mercredi (heure de Paris, donc décalage horaire de 12h) je n’ai pratiquement pas dormi. Autant dire que je suis crevée. À 17h j’ai déjà les yeux qui se ferment, mais j’attends 20h pour m’effondrer sur le lit de l’hôtel où l’on dort, à Christchurch, afin de ne pas être réveillée trop tôt.

*Réveil 2h

*Réveil 4h

*Réveil 8h, petit déj et départ.

Je vous passe les 6h de route, j’arrive enfin à la Staff House, près du Lake Paringa, où je peux rester quelques jours pour me reposer avant de repartir. C’est à 5min en voiture du café où travaille Alice, et les serveuses du café y vivent.

Céline et Isabel sont allemandes, Mery est finlandaise. C’est pas mal, ça me permet dès le premier jour de parler anglais, mais avec des gens qui l’apprennent comme moi alors leur accent est très facilement compréhensible, pas comme celui des Kiwis (habitants de Nouvelle -Zelande). À 19h je suis couchée et j’ouvre la première page de mon livre, à 19h01 je dors

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Se sentir toute petite

Globalement, j’ai passé quelques jours tranquilles, à beaucoup dormir, moyennement manger et un peu parler. Plus les jours ont passés, moins j’ai dormi (j’avais récupéré du décalage horaire) et mangé (on avait fait quelques courses avant d’arriver mais il me restait pas grand chose) et plus j’ai parlé (les gens étaient sympas et je commençais à me parler en anglais quand j’étais toute seule, parce que c’était plus facile que de retourner au français).

Et j’ai pu passer pas mal de temps avec l’une des filles, Isabel. On était faites pour s’entendre : elle adore les comédies musicales, fait de la danse, s’intéresse a la méditation et au yoga, porte une croix de Taizé et est féministe.

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Débat sur les végétariens, végétaliens  et vegans avec les vaches. Celles qui sont contre sont assises.

Ces deux semaines sont passées assez vite, j’avais du temps, et pas de contrainte. Des amis m’ont demandé des nouvelles mais en fait, il n’y a pas grand chose à dire. J’ai fais quelques promenades autour de la maison (il y a une ferme, celle de Ben, le père au pair), j’ai discuté avec les vaches et j’ai chanté sous la pluie. Pour avoir le wi-fi, il faut « aller à la ville », la première étant à plus de trente minutes en voiture. Difficile quand on n’en n’a pas.

Mes premières aventures :

J’ai fais du stop, pour aller a la ville justement. Avec un français arrivé la veille en stop. Les conducteurs étaient australiens, et on s’est arrêté à Fox Glacier pour explorer un peu.

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Bilbokélélé à Franz

Arrivé à Franz Joseph, ils m’ont même invité à manger. * Poke Laetitia, Idrissa, Florine et Floriane. Je vais finir par m’habituer tellement les gens sont cools. Je retrouvais mes repères de stop^^*

Un fait intéressant. J’ai remarqué que je dis de en plus facilement oui, car quand on me propose quelques chose, en général ça me plaît. Ici, dès que ton verre est vide, on te propose de le remplir, et dès qu’il est plein on te demande pourquoi tu ne bois pas! Comme je bois vite en général et que j’accepte un nouveau verre juste après, va falloir que je fasse attention.

C’est le même principe que j’applique quand je ne comprends pas ce que l’on me propose. On sait jamais, ca peut être intéressant ; c’est plus facile de refuser après que de refuser pour ensuite demander d’en faire partie. Et c’est par ça qu’a commencé ma deuxième aventure :

J’étais au soleil avec Isabel, on avait prévu de se faire un pique-nique au bord de la rivière. Ben arrive et nous propose quelque chose. Il a un accent néo zélandais ET un accent de la campagne, autant dire que je comprends rien. Mais dans le doute je dis oui. Puis il part. Je regarde Isabel pour vérifier que j’ai eu raison, en plus elle a l’air toute contente.

Heureusement que j’ai dis oui, on est allé avec Ben et des amis à lui sur son bateau. Et on s’est posé tout l’aprem au soleil et près des sandflies (des moustiques kiwi). Un des potes de Ben,  rusty, nous a même emmené faire tour en quad, et comme j’ai demandé si c’était facile à conduire, il nous a laissé conduire. Je confirme, c’est pas si dur, sauf quand y’a  des bosses!

C’était une journée parfaite. Pour fêter l’anniversaire de Ben et préparer la soirée prévue le samedi, on est allé chassé pour rapporter de la nourriture. Une voiture, un fusil, des bières, des bosses sur la route et une dizaine de personnes, ça donne un Ben plein de sang avec un mouton sur les épaules, des pauses-pipi toutes les cinq minutes et une soirée mémorable, où on a passé la moitié du temps à se raccrocher à la voiture pour ne pas tomber ( 4×4 à l’americaine, on était pour certains dehors).

Et pour conclure la soirée : préparation du mouton. Fraîcheur de la viande garantie .

Troisième aventure : la « soirée d’anniversaire ». On a commencé à midi. Il y avait tellement à manger, comme dans l’avion j’ai pas arrêté. Je suis surtout resté avec les filles du café, les autres invités me mettaient un peu mal à l’aise. Enfin, ils se connaissaient tous et avaient tous le même air : la quarantaine, fermier, bon vivant. Les mêmes vêtements, et le même accent incompréhensible. Mais je les observais, c’était assez drôle. Un fermier kiwi bourré qui dit n’importe quoi ou qui commence à se battre, ça vaut le « détour » (plus de 20h d’avion quand même).

Ce qui était surprenant, c’était la diversité des âges. Comme les gens viennent en couple, ils ont parfois des jeunes enfants avec eux. Il y avait aussi la fille de Ben, Ellie, et des amis à elle, et jusqu’aux parents de Ben et d’autres amis à eux. Au final, plus d’une soixantaine de personnes, de tous les âge, chacun ayant sa boisson (du jus multifruit pour les moins de 16 ans).

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Chloé, l’ancienne fille au pair

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Céline

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Merry

Un jeu traditionnel : le beer pong. Vous savez, ce jeu où l’on place des verres avec de la bière dedans. Si un joueur réussit à lancer la balle de ping-pong dans l’un des verres de l’équipe opposée, celui-ci doit être bu. La première équipe qui n’a plus de verre a perdu et doit boire tous les verres restants. (Oui, on boit pas mal ). Et l’équipe gagnante peut être défiée. Tout le monde connaît les regles par coeur, même Ellie et ses amis. J’ai tenté d’y jouer, j’ai perdu, mais c’était assez drôle.

En rentrant de la soirée, j’ai croisé un gars qui y retournait, car sa voiture était tombée en panne 500 mètres après. Chloé y est allé à 8h, certains ne dormaient toujours pas. Et bien sûr, pendant toute la soirée, de la musique country en arrière-plan.

Résultat : j’ai bien trop mangé ( je vous ai parlé du cerf? Un délice), Ben a eu son tee-shirt déchiré de partout, des dizaines et des dizaines de bouteilles et beaucoup de fun !

Ces jours tranquilles se sont terminés mercredi 14, quand j’ai pris la route en stop pour Nelson.

See ya.

L’avant.

Dans l’avion numero 2. Je commence mon premier récit de voyage, avec un clavier qui n’en fait qu’a sa tête.
Récit  de voyage, c’est-à-dire pour moi quelque chose comme détailler ses aventures, ce qui arrive de nouveau… Je ne suis pas encore sortie de l’avion mais j’ai l’impression d’avoir déjà  tant de choses a raconter ! Je dirai même qu’avant de prendre l’avion, j’etais déjà partie, j’avais déjà pris mon envol #envoléelyrique.

 

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Premier vol pour Bilbokélélé

Je vais etre plus claire. Depuis quelques jours, pratiquement chaque personne que je vois, je sais que c’est pour la dernière fois avant environ un an. Je dis au revoir aux gens, à mes amis. Derniers bisous, dernières conversations en face-à-face. Ca me rend un peu triste, mais en fait, je me suis rendue compte que je n’etais déjà plus vraiment là. Depuis quelques temps, j’avais commencé à disparaître progressivement de leurs vies, comme une ombre qui s’efface peu à peu, et qui finit par devenir invisible par tous.
Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite. Je pensais que j’avais encore du temps.  Puis j’ai vu qu’autour de moi les choses bougeaient sans que j’y sois impliquée d’aucune facon. Miko (nom inventé pour expliquer ma réalité ) n’allait pas bien en ce moment, mais je n’étais pas là pour l’aider, iel s’est débrouillé.e sans moi. A quoi bon vu que je partais quelques jours plus tard, et que je ne pourrai donc plus être là pour iel? Pareil quand j’étais avec des amis et qu’ils parlaient d’activites et sorties futures, je n’en faisais plus partie non plus.
Au début c’est frustrant, et assez triste. Puis j’ai réalisé que ca s’implifiait les adieux, moi qui ait tant de difficultés à dire au revoir.
En  fait, dès l’instant où j’ai parlé de mon voyage, chaque fois que je passais du temps avec quelqu’un, je disais inconsciemment : « Profitons-en, c’est peut être l’une des dernières  fois qu’on se voit. »Chaque moment, je devais le savourer, car je savais que mon temps était compté.  Et parfois j’avais l’impression  que la personne en face ressentait la même chose. Et tout ça sans le moindre mot, juste en étant présent.

Et puis, même sans être partie,  j’avais déjà changé. Enfin, je perçois déjà sur moi les effets positifs de ce départ.  C’est peut être des petites choses,  mais étant donné que ce n’est que le début,  je sais que ça ne va aller que crescendo.
*Je me suis mise à m’organiser : trouver un travail pour pouvoir avoir de l’argent notamment
*Agir tout de suite au lieu de faire des listes de partout. Parfois ça peur erre utile mais souvent au lieu de penser à plein de trucs, tu les fais tout de suite et c’est fini. Pour simplifier, la bonne vieille expression « ce qui est fait n’est plus à faire ». J’y pense souvent, mais j’avais tant se choses à penser que j’ai enfin mis ça en pratique et c’est assez efficace en fait #truestrorie
*Penser plus au moment présent,  au lieu de sans cesse m’interroger.  Toutes les personnes que j’ai rencontré  depuis septembre, je savais que ce n’était que pour un temps très court, mais j’ai quand même tenté  d’apprendre à les connaitre, sans penser a l’après.  Et j’espère rester en contact avec certaines, même si on ne se connaît pas tant que  ça. S’approcher plus rapidement des gens, c’est essentiel quand on voyage , donc si je commence déjà à mettre ça en place c’est génial!
*J’apprends sur moi même,  au lieu de ne voir que le mauvais : si je n’y arrive pas,  essayer d’une autre manière, plutôt que de culpabiliser. C’est juste que ce n’était pas fait pour moi. Bien sûr, je commence juste alors je dois beaucoup travailler là-dessus.
*Se rendre compte de ce que les autres peuvent t’apporter. Il suffit de demander, et des choses étonnantes peuvent arriver.

Oh et puis ce qui m’a le plus étonnée : c’est en partant que l’on se rend compte que les gens tiennent à vous et inversement. Comme je l’ai dis plus tôt,  voir des gens c’est leur signifier de l’intérêt. J’ai réussi à voir au moins une fois toutes les personnes avec qui j’avais envie de rester en contact (à de rares exceptions). Car ça me paraissait important de montrer que même si je partais,  je voulais rester dans les esprits de ces personnes. Et c’est la que j’ai été étonnée : pour une fois j’ai agis en fonction de moi, sans me demander si les gens que je voulais voir avaient le même intérêt pour moi.  Et j’ai entendu quelques « déclarations amicales » qui me pousse à continuer dans cette voie : aller vers les gens qui m’intéressent,  au lieu de me demander tout le temps si je peux les intéresser. C’est tellement plus productif et enrichissant
N’empêche, c’est quand même bête de dire aux gens qu’on les apprécient seulement quand ils s’en vont. Et encore, moi j’ai de la chance, je peux profiter de mes amis, avec internet puis avec mon retour. Mais quand une personne part définitivement, et qu’on se rend compte qu’on ne lui avait jamais dis ce qu’on aimait chez elle, c’est bien dommage!

Prendre confiance en soi, en ce que je fais, ce que je pense.  Il faut être positive je crois. J’ai peut être de la chance mais j’ai remarqué qu’en restant positive sur ce que je vis (et c’est pas toujours le cas, croyez moi!) eh bien, tout fini par s’arranger. Je dis pas que tout va bien, mais que tout fini par aller. Il faut juste ne pas être trop dans l’immédiat en fait.
Un exemple : quand mon job de fille au pair a été annulé,  je n’etais pas vraiment ravie. Mais au lieu de me plaindre, j’ai tenté  de rester ouverte à ce que je pourrai faire.  Et me voilà, sur le point d’arriver en Nouvelle-Zélande,  avec seulement mon sac à dos, mon ukulélé et ma grenouille. Pas ce que j’avais imaginé tout d’abord mais je pense que ça va être une année bien remplie !

 

A suivre.